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LA MESURE DES DEPLACEMENTS POSTSISMIQUES ET L’OPTIMUM GÉODÉSI

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LA MESURE DES DEPLACEMENTS POSTSISMIQUES ET L’OPTIMUM GÉODÉSI

p22Comment choisir un moyen géodésique adapté à une mesure?

la mesure des déplacements postsismiques illustre les avantages et les inconvénients des diffère géodésiques. Un tremblement de terre s’accompagne de signaux géodésiques (la déformation du sol )sismiques (le bruit produit), voire chimiques (par la libération de gaz rares piégés dans la mouvements postsismiques qui suivent le séisme peuvent durer plusieurs mois et sont beaucoup plus discrets. Dans l’exemple de l’image page ci-contre, une zone de 30 par 30 kilomètres de côté a été satellite radar ERS à plusieurs années d’intervalle. L’interférogramme formé à partir des deux îm outre la mesure de la topographie qui peut être retranchée de l’image à l’aide d’un modèle de te:. une carte de la déformation. L’échelle donnée avec la carte doit être comparée aux différente la déformation (telles que les franges concentriques — flèche jaune sur la figure ci-contre — ou celle* les différentes failles — flèche blanche).

Pour être sûr d’observer ces structures, dont certaines ont une taille inférieure au kilomètre ,il est nécessaire  de disposer d’au moins une mesure par kilomètre carré. Faire la mesure avec des récepteur GPS(Global- Positioning System) exigerait donc de disposer au moins 900 récepteurs sur la zone de l’image, ce qui est irréalisable en pratique pour des raisons de coût. En revanche, les récepteurs GPS ne seraient pas, coi sensibles à la dégradation de l’état de surface du sol. Par ailleurs, bien que soumise aux mêmes atmosphériques que le radar, la mesure GPS « s’en sort mieux » à cause du caractère continu qui permet de «filtrer» les fluctuations à court terme. Enfin, la mesure issue du GPS est tridimensionnelle alors que la mesure du radar n’est effectuée que sur l’axe de visée. Le radar n’offre donc que la projection du  déplacement observé sur son axe de visée. Comme souvent, la mesure idéale est un compromis entre des mesures radar denses, mais fragiles et limitées à une dimension, et des mesures GPS qui permettent de les«caler» et d’évaluer la «qualité atmosphérique» au moment des passages du radar.

Différence entre interférométrie radar et mesure GPS (schéma ci-dessus). Sur une zone propice aux tremblements de terre, deux failles sont encadrées par des récepteurs GPS (1 et 2). En réalité, une seule de ces failles a bougé, avec un mouvement horizontal dissymétrique (flèches rouges). Une «petite» déformation s’est également produite. Les récepteurs GPS mesurent la déformation en trois dimensions. Ils sont capables de mesurer la dissymétrie (la partie gauche s’est plus déplacée que la partie droite) et savent que le mouvement est purement horizontal (seules les coordonnées Sud et ouest sont affectées). En revanche, ils ne détectent pas  la petite déformation et ne disent pas laquelle des failles a bougé. Le radar ne mesure que la combinaison des ma* dissymétriques (pas de mesure absolue exactement leur projection sur l’axe de visé* bleue aller-retour). Il peut dire quelle faille = partie déplacée du paysage apparaît en bleu)et peut détecter la petite déformation, car l’information est  donnée sous forme d’image.

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