La ville de Rive de Gier
Rive-de-Gier est une commune française du département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes, située dans la vallée du Gier entre Saint-Étienne et Lyon. Ancienne cité industrielle marquée par la houille, la verrerie et la métallurgie, cette ville d’environ 15 000 habitants s’étend sur un peu plus de 7 km² et fait aujourd’hui partie de Saint-Étienne Métropole.
Situation géographique
La commune tire son nom du Gier, rivière qui descend du massif du Pilat et rejoint le Rhône à Givors. Rive-de-Gier occupe le fond de cette vallée étroite, à la limite orientale du département de la Loire, tout près du Rhône ; elle en est l’une des portes d’entrée quand on vient de Lyon. Les collines qui l’entourent appartiennent, au sud, aux contreforts du Pilat et, au nord, aux monts du Lyonnais.
Cette position de couloir entre deux grandes agglomérations a toujours été déterminante : la vallée du Gier concentre l’autoroute A47, la voie ferrée Saint-Étienne – Lyon et, autrefois, un canal. Rive-de-Gier est ainsi à la fois une ville de la couronne stéphanoise et une commune tournée vers l’aire urbaine lyonnaise.
Un berceau de la révolution industrielle
Le sous-sol de la vallée renferme du charbon, exploité dès l’Ancien Régime. À la fin du XVIIIe siècle, le canal de Givors, qui reliait Rive-de-Gier au Rhône, permit d’évacuer la houille vers Lyon et fit de la ville l’un des premiers foyers de l’industrialisation française. Au XIXe siècle, la ligne de chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon, l’une des toutes premières de France, traversa la vallée et amplifia ce mouvement.
Trois activités ont façonné Rive-de-Gier :
- la houille, avec de nombreux puits de mine dont l’activité a décliné puis cessé au XXe siècle ;
- la verrerie, qui profitait du charbon abondant pour chauffer les fours et fit longtemps la renommée de la ville, notamment pour la bouteille et le verre à vitre ;
- la métallurgie et la construction mécanique, qui ont pris le relais et employé une grande partie de la population.
Cette histoire ouvrière se lit encore dans le paysage urbain : anciennes usines, cités ouvrières, friches en reconversion et patrimoine lié au canal et à la mine.
La ville aujourd’hui
Comme l’ensemble du bassin stéphanois, Rive-de-Gier a connu la fermeture des mines et le recul de l’industrie lourde dans la seconde moitié du XXe siècle. La commune s’est depuis engagée dans la reconversion de ses friches et la rénovation de son centre. Son activité repose désormais sur le commerce, les services, des entreprises industrielles de taille plus modeste et sur sa fonction résidentielle : sa situation, à mi-chemin entre Saint-Étienne et Lyon et bien desservie par le rail et l’autoroute, attire des habitants qui travaillent dans l’une ou l’autre agglomération.
Membre de la métropole de Saint-Étienne, Rive-de-Gier constitue le pôle urbain de l’est de la vallée du Gier, avec ses équipements scolaires, sportifs et de santé qui rayonnent sur les communes voisines.
Repères pratiques
- Département : Loire (42) ; région : Auvergne-Rhône-Alpes.
- Intercommunalité : Saint-Étienne Métropole.
- Cours d’eau : le Gier, affluent du Rhône.
- Accès : autoroute A47 et gare sur la ligne Saint-Étienne – Lyon.
- Habitants : les Ripagériens et Ripagériennes.



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