Cornaline
La cornaline est une variété de calcédoine, c’est-à-dire de quartz microcristallin, de couleur rouge-orangé à brun-rouge, translucide à opaque. Sa couleur est due à la présence d’oxydes de fer. Pierre fine connue depuis l’Antiquité, elle est employée en bijouterie, en ornementation et pour la gravure de sceaux.
Origine du nom
L’origine du nom est discutée. On le rapproche souvent de la cornouille, le petit fruit rouge du cornouiller, dont la couleur rappelle celle de la pierre. D’autres auteurs le rattachent au latin carneus, « couleur de chair ». Les deux explications renvoient à la teinte caractéristique de la cornaline.
Caractéristiques
- Famille : calcédoine, variété de quartz formée de cristaux microscopiques.
- Couleur : orangé, rouge, brun-rouge, parfois répartie de façon irrégulière.
- Aspect : translucide à opaque, éclat cireux à vitreux après polissage.
- Dureté : comparable à celle des autres calcédoines, ce qui la rend résistante à l’usure.
Observée en lumière transmise, la cornaline naturelle montre souvent une répartition nuageuse de sa couleur, parfois disposée en bandes. On la distingue de la sardoine, autre calcédoine, de teinte plus brune ; la frontière entre les deux est d’ailleurs floue dans l’usage.
Provenances
La cornaline provient principalement du Brésil, de l’Inde et de l’Uruguay. L’Inde a longtemps été un grand centre de production et de travail de la pierre.
Traitements et imitations
Une grande partie des cornalines vendues aujourd’hui ne sont pas des pierres naturellement colorées. Il s’agit souvent d’agates ou de calcédoines pâles teintées artificiellement puis chauffées pour obtenir une couleur rouge-orangé uniforme. Le chauffage peut aussi intensifier la couleur d’une cornaline naturelle, car il transforme les composés du fer qu’elle contient. Une couleur parfaitement homogène, sans aucune zone plus claire, peut signaler un traitement ; seul un examen gemmologique permet de trancher.
Usages
La cornaline est utilisée depuis l’Antiquité. On l’a taillée en perles, en cabochons et surtout en intailles, c’est-à-dire en pierres gravées en creux, employées comme sceaux : la cire ne colle pas à sa surface polie, ce qui la rendait particulièrement adaptée à cet usage. Elle est encore largement employée en bijouterie, en perles et en objets décoratifs, comme les autres calcédoines. Les vertus qu’on lui prête parfois en lithothérapie ne reposent sur aucune preuve scientifique.
Entretien
Comme les autres calcédoines, la cornaline supporte bien l’usage quotidien. On la nettoie à l’eau tiède additionnée d’un peu de savon, avec une brosse douce, puis on la sèche soigneusement. Il vaut mieux éviter les produits ménagers agressifs et les longues expositions à une forte chaleur, qui pourraient altérer la couleur d’une pierre teintée. Rangée à part, elle ne risque pas d’être rayée par des pierres plus dures, comme le saphir ou le diamant, ni de rayer elle-même des matériaux plus tendres, comme les perles.

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