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Les volcans en Asie: Philippines

Vous êtes ici : » » Les volcans en Asie: Philippines ; écrit le: 18 mai 2012 par La rédaction

Les volcans en Asie: Philippines

Pinatubo, Philippines

Activité volcanique dominante : Plinienne, coulées pyroclastiques, dômes de lave, coulées de boue.
Généralités : Situé à la frontière de trois provinces -Pampaga, Zambales et Tarlac – dans la partie centrale de l’île de Luzon, le Pinatubo fait partie de la chaîne volcanique occidentale qui s’étire sur plus de 220 km du nord au sud. Il est actif depuis 1,1 million d’années environ et se compose d’un ensemble de dômes de lave cernés par d’épaisses couches de produits pyroclastiques. Son activité éruptive est rythmée par des éruptions séparées par plusieurs siècles d’accalmie au cours desquels la luxuriante végétation tropicale envahi les versants jusqu’au sommet. Les éruptions, plutôt importantes et explosives, sont marquées par l’émission de plusieurs kilomètres cube de cendres et de ponces, suivie généralement par la formation de dômes de lave.
En juin 1991, après 400 ans d’inactivité, le Pinatubo a produit l’une des plus grandes éruptions explosives du XXe siècle. Les prémices de l’activité se manifestèrent au début du mois d’avril avec l’apparition, sur le versant nord-ouest du volcan, d’une fissure par laquelle jaillirent des gaz et cendres. Le 5 avril, une station sismique installée au nord-est du volcan enregistra 223 séismes, indication nette de l’intensité de la phase de rissuration du volcan. L’éruption paroxysmique ne démarra que le 15 juin 1991, mais elle fut précédée d’une série d’explosions mineures qui durèrent du 12 juin jusqu’au matin lu 15. Ce jour-là, à 10 heures 27, la colonne plinienne de gaz, de cendres et de ponces s’éleva jusqu’à 40 km de hauteur et s’étala sur plusieurs centaines de kilomètres de diamètre, plongeant la région dans une obscurité totale et déclenchant une pluie de cendres et de pierres ponces sur une superficie de 300 000 km2. Quelques heures plus tard, le volcan émit une série de coulées pyroclastiques qui dévastèrent les principales vallées jusqu’à une quinzaine de kilomètres de distance. La phase finale de l’éruption fut marquée par l’effondrement du sommet avec formation d’une caldeira de 2 km de diamètre, phénomène qui décapita la montagne de 300 m. Au cours des jours suivants, l’activité enregistra un net ralentissement avec de simples émissions de panaches de cendres de gaz.
Grâce à la collaboration des volcanologues philippins et du service géologique américain (USGS), il avait été possible, au cours des mois précédant le Daroxvsme, d’effectuer une série d’études sur le comportement éruptif du Pinatubo, et l’installation d’un dispositif de surveillance avait permis de repérer et d’interpréter les orémices de l’activité. Les tonnées recueillies facilitèrent l’évaluation des risques et incitèrent les autorités à évacuer une partie de la population qui, dans la région, se montait à 1,8 millions de personnes. Si l’on considère la taille de l’éruption et le risque colossal qu’elle représentait, on peut se réjouir que les conséquences directes sur la population soient restées minimes : 184 blessés, 23 disparus et 883 morts, dus en grande partie aux coulées de boues qui ont dévalé les pentes au cours des mois suivants. En revanche, les pertes économiques ont été considérables : 651000 personnes ont perdu leur travail ; totalement détruite, la base américaine de Clark, l’une des plus grosses du monde, célèbre pour avoir été la base des opérations militaires de la guerre du Vietnam, a dû être abandonnée, L’éruption eut également une autre conséquence, plus dramatique, liée aux gigantesques glissement de cendres et de ponces dn clenchés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région les années sui vantes. Sur les 7 à 10 km des matériaux accumulés sur les flancs du volcan, près de 70% ont été emportés dans le vallon par de gigantesques coulées de boues (lahars) qui ont englouti les villages, coupé de nombreuses lignes électriques et des routes, et provoqué davantage de victimes que l’éruption elle-même. Afin de limiter les dégâts causés par les lahars, les autorités philippines ont réalisé, au cours des mois et des années qui ont suivi, de grands ouvrages d’art pour canaliser les fleuves de boue et en réduire les effets destructeurs ou protéger les cultures et les habitations des inondations. L’homme est intervenu de manière efficace avant, pendant et après l’activité de 1991, réduisant au minimum les pertes en vies humaines et limitant les pertes économiques. Ce qui n’a pas empêché l’éruption d’être responsable de perturbations disproportionnées dans l’équilibre géologique d’une vaste région du monde, déséquilibre resenti sur l’environnement et sur l’homme, pendant de nombreuses années.



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